Diabète et risque podologique

Publié le par pilou

Voilà encore une petite précision pour montrer aux patients souffrant de Diabète l'importance du suivi podologique par un podologue, en sus du suivi par le médecin traitant, le diabétologue, etc....A noter que l'une des choses les plus importantes est la phrase de la fin du texte:"le médecin passe souvent à côté de ces plaies..." mais pas nous!! Il en va de notre responsabilité.....et il devrait en être de même pour le médecin traitant...

Bonne lecture

Pierre-Franck

 

Prévention primaire et secondaire du risque podologique dans les structures d´éducation

Réseaux Diabète N° 23, mars 2005
Dr Marc LEPEUT Diabétologue. Praticien hospitalier Centre pour l´Education et le Traitement du Diabète et des Maladies de la Nutrition (CETRADIMN) Centre hospitalier de Roubaix Médecin attaché à l´unité de traitement du pied diabétique du CHRU de Lille Membre du groupe multidisciplinaire d´études et de formation sur les préventions et les soins des « pieds diabétiques » du Nord-Pas-de-Calais. (M.I.D.A.S.)
La prévention des lésions des pieds chez les diabétiques apparaît comme une évidence pour tous ceux qui les prennent en charge. On retrouve souvent le même parcours avec initialement la guérison simple d´une ulcération qui va récidiver puis aboutir à une amputation et le décès quelques années après. Malheureusement les moyens donnés à la diabétologie restent modestes.
Les soins et l´urgence ont toujours priorité sur l´éducation parce qu´on ne peut pas les remettre à demain. Pour sortir de cette ornière, la diabétologie hospitalière a créé des structures d´éducation. Avec les restrictions budgétaires actuelles, si l´on n´y prend garde, elles vont disparaître au profit de réseaux dont il faudra assurer la pérennité.


Quand on parle de prévention c´est qu´il y a un risque. En terme de malades diabétiques le risque podologique existe : pendant leur vie, après plus de 20 ans d´une maladie difficile à soigner, 25% de ces diabétiques auront eu une plaie de pied et 10% une amputation. Quatre-vingt-cinq pour cent des amputations surviennent chez des diabétiques porteurs d´une plaie chronique : la prévention de l´amputation repose donc en grande partie sur la prise en charge correcte de ces plaies. Pour les prévenir, il faut dépister les populations les plus à risque. On en connaît les critères : neuropathie (grade 1), avec artérite et/ou déformations (grade 2) ou ayant un antécédent de plaie ou d´amputation (grade 3).
Il restera tous ceux qui font des plaies parce qu´ils ne se savent pas diabétiques, ou à risque, ou chez qui la plaie est accidentelle et c´est fréquent. Pour ceux-là, une prise en charge rapide est seule capable de réduire les complications des lésions et leur coût. La formation des patients et de leurs soignants doit permettre de dépister les patients à risque, de leur apprendre à ne pas sous-estimer une plaie dont la gravité et l´absence de guérison spontanée sont des constantes.
Cette formation est d´autant plus importante que les médecins généralistes ne verront que très rarement des plaies alors que ces lésions sont la première cause d´amputation non traumatique et qu´elles sont responsables de la moitié des journées d´hospitalisation (non programmées) des service de diabétologie. Les patients à risques ainsi dépistés, pourront être adressés à des structures d´éducation et de soins qui proposent des modules de prévention du risque podologique.

 

source:egora.fr

 

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